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Qu'est-ce que Stress Post-Traumatique et comment le soigner?


Est ce que vous rappelez de cette fameuse scène de film assez perturbante qui met en scène un vieux disque vinyle rayé empêché de tourner normalement qui joue la même note de musique en boucle ?

Face à un événement traumatique, notre cerveau fonctionne de la même manière. Il rejoue en boucle ce souvenir.


Comment est-ce possible ? Prenons l'exemple d'un cerveau classique:

Face à un danger, les amygdales qui interviennent dans la gestion des émotions s'activent, comme un détecteur de fumée interne en cas d'incendie. Mais lors d'un stress post-traumatique, ce détecteur s'enclenche au moindre bruit, à la moindre odeur, même en l'absence de flammes. Le cortex frontal dont le rôle est d'éteindre cette alarme lui aussi est aussi perturbé.

Son activité est donc réduite, résultat: Les émotions débordent au mauvais moment de manière disproportionnée. La personne qui a subit le traumatisme est alors en état d'alerte permanente, parce que son cerveau s'est déréglé. Évidemment elle n'est pas responsable de ce désordre interne qui évidemment demande à être réparé.


Vous souvenez-vous du moment le plus heureux de votre vie ?

L'image, le souvenir, les émotions lié à ce moment devraient être ressenti d'un coup, de manière vive, précise et claire. Tout simplement parce qu'au moment où vous l'avez vécu, vous l'avez vécu avec intensité émotionnellement. C'était quelque chose de fort, de puissant.


Plus on vit les choses avec émotions, bonnes ou mauvaises, agréables ou désagréables, et plus ces choses se transforment en souvenirs précis qui auront tendance à revenir facilement, consciemment ou inconsciemment.

C'est évidemment très agréable quand on a eu une vie heureuse, et de beaux souvenirs auxquels s'accrocher, mais ça marche aussi dans l'autre sens, si on est confronté à un choc, qu'on appelle un choc traumatique.


Malheureusement si ce choc est perçu de manière suffisamment puissante, avec suffisamment de stress ou de peur, ce souvenir va s'ancrer en nous, pas définitivement mais presque. Cela peut être définitif s'il n'est pas résorbé naturellement, ou bien par l'intervention d'un acte thérapeutique.

Suite au choc, le stress global ensuite augmente, pouvant générer des crises d'angoisses, des insomnies, des cauchemars, de l'agressivité, et autres psycho-somatisations plus ou moins complexes. Tous ces symptômes réunis, c'est ce que l'on appelle le stress post-traumatique.



Les 4 aspects majeurs du Stress Post-Traumatique



Le STP est beaucoup plus fréquent et courant que ce que l'on croit.

En effet il touche aussi bien des victimes d'accidents, de catastrophes naturelles, que des personnes maltraitées moralement et/ou physiquement dans leur enfance, ou qui sont répétitivement exposés à des événements traumatiques.

Parmi les professions les plus exposées aux risques, il y a les policiers, les soldats, les gardiens de prison, tous les travailleurs sociaux qui entendent des récits d'enfants battus, mais aussi les avocats, les travailleurs humanitaires, les urgentistes...


Tout être humain et tout mammifère, lorsqu'il est en face d'un danger, ou d'un événement traumatique, va avoir 3 réactions automatiques qui ne partent pas du cerveau: soit il va fuir, soit il va agresser, soit il va se figer.

On peut imaginer toute l'énergie qui est alors mobilisée et bloquée à ce moment-là. On constate également que pendant le traumatisme, la personne ressent une émotion de colère souvent de manière inconsciente.

Également, pour nous protéger, notre " mental " nous coupe du moment présent et de nos émotions, en coupant la personne que l'on est, ce qui va créer et ancrer en nous d'énormes tensions. Ces tensions, à partir du moment où elles perdurent dans un corps humain, peuvent amener la personne à souffrir de multiples maux comme des états dépressifs, de l'anxiété, des crises d'angoisses, des troubles du sommeil, des troubles physiologiques tels qu'hypertension, troubles digestifs, etc...


Le stress post-traumatique se caractérise en 4 aspects:


- La reviviscence: La personne d'avoir des flash-back, va repenser a des moments de l'agression ou de ce qu'elle a vécu lors de l'événement traumatique, ou des rêves traumatiques dans lesquels le sujet a le sentiment de revivre l’évènement.


- Les évitements: La personne va tout faire pour éviter de se retrouver dans la même rue, dans le même lieu ou d'entendre parler de ces choses.


- L’engourdissement: La personne se coupe au niveau émotionnel, se coupe d'elle-même et va se couper des autres.


- Les altérations négatives: La personne va être dans l'hyper vigilance, et avoir des conduites à risque pour elle-même.


À partir du moment où on a ses blocages d'énergie, d'autres maladies physiques ou mentales peuvent apparaître, ce qui, dans les cas les plus graves où une prise en charge professionnelle n'est pas engagée, amène beaucoup de gens à se suicider, à être en dépression ou en souffrir.


Il a été constaté que suite à la guerre du Vietnam, de nombreux vétérans américains se sont progressivement désocialisés, certains ont sombré dans l’alcoolisme ou la violence. Ils ne croyaient plus en la capacité de l’autre à les protéger. Ils pouvaient douter de leurs liens à l’humanité et avaient le sentiment d’avoir vécu quelque chose que personne ne pouvait comprendre. Ce sentiment perturbe la relation aux autres, y compris les plus proches.

Ces troubles aujourd’hui bien identifiés, peuvent être évités par un accompagnement social, juridique et thérapeutique des victimes.



Toute personne ayant vécu un événement traumatique développe-t-elle un stress post-traumatique ?


À partir du moment où quelqu’un a eu la conviction que la mort était face à lui, le risque de déclencher un stress post-traumatique est présent. Des variations d’intensité peuvent exister en fonction du contexte : une personne vulnérable à ce moment-là, en raison d’un deuil, d’une anxiété ou un stress préexistant, résistera d’autant moins à cette confrontation.

D’autres personnes quant à elles peuvent développer des symptômes plus diffus et parvenir à endiguer le trauma petit à petit.

Cependant, si ce trauma s’installe plus de 3 mois, le stress post-traumatique devient chronique et il faut avoir recours à un traitement psychologique pour sortir de cette situation de blocage.



Comment guérir ce trouble de stress post-traumatique ?


C'est d'aller à l'envers du mental qui est cette chose qui nous coupe du moment présent, qui nous coupe de nos émotions. C'est-à-dire essayer de débloquer l'émotion de colère qui a été bloqué lors de l'événement traumatique. Plusieurs techniques permettent de guérir, et en général elles convergent en un même processus, celui à ce que la personne se retrouve dans le moment présent, pour recontacter cette colère qui a été bloqué des mois voire des années avant, afin de sans libérer, entraînant immédiatement la guérison du trouble.

Ça a l'air simple, mais c'est plus compliqué à faire. Heureusement le cerveau est en une matière plastique et à tout moment re-modelable.

Toute personne est ainsi capable d'y parvenir, si nécessaire avec l'aide d'un professionnel.

Plusieurs types de thérapies ont prouvées leurs efficacités, en agissant à ce niveau, comme par exemple l'EMDR, les thérapies brèves comme l'hypnose ou la PNL, ou bien les TCC.


En pratique, la prise en charge d'une victime de STP se fait principalement en 3 temps:


- Le premier temps consiste à prodiguer les soins en " défusing ". Cela peut être réalisé par des infirmiers ou personnels soignants, pas nécessairement psys.

L’idée est d’intervenir au plus vite pour porter secours à la personne, répondre à ses besoins fondamentaux : calmer la peur en la ramenant à " l'ici et maintenant ", permettant ainsi d'assurer un rôle de présence et de vérifier si elle n’est pas trop désorientée et confuse.


Certaines personnes fortement exposées peuvent s’extraire de la situation écrasante en se dissociant, c’est-à-dire en déconnectant d'eux-même, et de leur système sensoriel, émotionnel ou leur processus de pensée. Il s’agit d’un mécanisme de survie activé en situation extrême. Le mécanisme dissociatif peut alors se déclencher de façon automatique et le retour à un état d’équilibre peut-être difficile. Le " défusing " peut aider la personne à sortir de cet " état second "en l’aidant à réintégrer une réalité spatio-temporelle organisée.

- Ensuite vient le temps du " débriefing " psychologique. On invite à parler du trauma, ou bien l'écrire, en présence d'interlocuteurs. Le but est de remettre en place le système de pensée, souvent figé, pour permettre à la personne, grâce au travail psychique, d’intégrer l’événement et assimiler le trauma. Ce débriefing ne doit pas intervenir avant les premières 48h, une fois l’état de torpeur initial dépassé, afin de ne pas contraindre à une activation précoce du souvenir traumatique.


- La dernière étape est la psychothérapie qui doit permettre à la personne de sortir de l’emprise du trauma. Le thérapeute aide à rétablir le système de croyance, les valeurs fondamentales et encourage la personne à revenir dans la « communauté des vivants ». Il restaure un climat de sécurité interne et une confiance en l’environnement, il reconnecte les liens d’attachement à la vie.


Le traitement psychique, qui peut durer de quelques séances à quelques mois, selon la gravité du trouble, permet que cette expérience douloureuse ne persiste pas à l’état de « trace réactivée » et s’intègre peu à peu dans la mémoire autobiographique de l'acceptation. Il ne s’agit pas d’oublier mais de ne plus souffrir des effets du trauma. La personne pourra alors reconsidérer son existence en ressoudant les liens avec ses proches et en redonnant une valeur plus forte à la vie.







 
 
 

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